LE PARC

La magie de la nature

Laure et Charles Cowen

mettent toute leur énergie et toute leur âme dans la restauration et l’entretien de
“leur Forge” afin qu’elle recouvre sa splendeur d’autrefois.

Ils mettent à disposition de leurs hôtes une bâtisse extraordinaire entourée d’un parc
qui s’étale en hémicycle sur 16 hectares le long d’une rivière nommée La Dure.

L'eau à La Forge

Une chute d’eau en amont du terrain et une allée de platanes en aval délimitent la propriété.
Entre ces deux points, une écurie 1850, une orangerie 1930, la maison XIXè et les ruines de la forge sont reliées par des promenades fleuries, moussues et arborées qui rendent, entre granite, calcaire, cailloux, pierres et rochers, ce lieu complètement unique.

L’eau, partout présente sous forme de rivière, canaux, sources et cascades donne une atmosphère musicale, ronronnante et rafraîchissante qui à la fois inspire et détend.

Les travaux de rénovation

ont mis à jour des promenades oubliées, des coins et recoins, entourés d’arbres aux essences variées et tapissés de fleurs.
Sans oublier la présence du grand pin Douglas, classé Arbre Remarquable de France en 2015 par l’association A.R.B.R.E.S.,
arbre centenaire qui domine la propriété.

En 2013, l’ancien domaine réuni par l’acquisition du terrain voisin ajoute à ce qui est décrit ci-dessus deux petites maisons, un lac
et tout un système complexe bâti et ancien de collecte des eaux de ruissellement de la Montagne Noire par retenues d’eaux maçonnées, rigoles, canalisations souterraines et ruisseau…

Le tout est parcouru par d’anciens chemins

— notamment l’accès principal XVIIIè en calade à la Forge — afin de permettre parcours des terres et entretien au milieu d’espaces boisés
et de pelouses merveilleusement paysagées depuis trente ans.

Pour voir plus de photos, visitez la galerie.

LE PARC — LES JARDINS

À la fois en altitude et au fond d’une combe, soumis à des déclivités, le terrain comporte maintes zones très variées tant au niveau de la composition des sols que des expositions à la lumière et de son irrigation.

Nature et Main de l’homme étroitement imbriqués composent un parc remarquablement divers et homogène.
Le travail, la pensée, l’amour de l’Homme y participent autant que faune et flore sauvages s’en emparent.

L’eau partout présente anime singulièrement chaque parcelle du parc, qu’elle soit de terre ou de roche granitique.
Tout respire, tout se meut, tout se bâtit et tout s’érode. Entre la vie et la mort, le mouvement.

la forge de montolieu
la forge de montolieu

La Forge de Montolieu

ouvre ses portes au public deux fois par an pour 2 rendez-vous nationaux annuels : Rendez-vous au Jardin chaque premier week-end de juin depuis 6 ans (premier week-end de juin) et Les Journées du Patrimoine — les dimanche seulement.

Lauréat du premier prix Aude Fleurie 2012, 2014, 2016 et 2017 pour le plus beau parc de chambres d’hôtes ainsi que sélectionné à l’occasion de la manifestation du Printemps des Jardins 2012 comme l’un des cinq jardins de l’Aude “à voir absolument” par le Ministère de la Culture (reportages sur France 3 et de nombreuses revues).

Mi sauvages, mi plantés, ce que l’on trouve, toutes saisons confondues :
• Une collection de rhododendrons et azalées : espèces et hybrides, spectaculaires floraison en mai-juin ;
• Des mousses, lichens et fougères en très grandes surfaces et varieties ;
• Des fleurs sauvages en tapis : perce-neige, violettes, pervenches et cyclamen ;
• Eléments de jardins méditerranéens par endroits comme palmiers et yuccas ;
• Lys Saint-Joseph, seringa plantés jadis, redevenus sauvages ;
• Divers remarquables et anciens conifères tels que pins Douglas, cèdres ;
• Maints chataîgniers, chênes (blancs, verts, du Canada), magnolias, arbousiers, érables ;
• Une trentaine d’agrumes (orangers, citronniers, mains de Buddha, youzou) selon la saison dans l’orangerie ou bien dehors ;
arbres fruitiers en lyre ;
• Une pépinière de jeunes pousses, boutures, prélevées de la végétation existante et replantées çà et là, au fur et à mesure des saisons
qui se succèdent.

ILS ONT ÉCRIT

TEXTE D'UNE VISITEUSE

Nous pénétrons dans ce vallon sauvage et riant à la fois, jardin perdu, retrouvé, du domaine de La Forge.
La haute bâtisse, un pied dans le torrent et tête entre les collines boisées, surveille ses jardins en terrasses.
A l’arrière l’immense Douglas ; devant, au loin, une vieille allée de platanes mangée d’azalées, d’hortensias, témoins de ce qui fut naguère ; sous les Ginkos déjà des cyclamens ; partout des surprises : plage de gazon embrassée de plates-bandes colorées ; profusion des rosiers ; agrumes en pots autour de l’abreuvoir et de la serre ; des cascades se devinent à travers les bambous, bruyantes, éclaboussantes, elles se jettent en riant dans les ris savamment restaurés sur des pentes recréées.
Un coin balançoires, une fontaine à vasques, des plantes culinaires en bordure de la terrasse d’entrée, choix du chef : Charles Cowen amoureux de toutes les saveurs.

Mais nous n’avons rien vu si nous ne grimpons pas à l’assaut des collines, franchissant des ponts, suivant une sente, une autre, au hasard de nos choix, d’un banc, d’un tapis de pervenches.
Enfin il y a l’incontournable promenade du béal : sinuant clair-obscur entre mousses et fougères ; parfois à l’à pic de la Dure qui tantôt se prélasse invitant sur ses plages une descente aménagée, ou encore capte le regard sur un bouillonnement entre pierres érodées de tant de crues passées.
Au retour nous pourrons interroger Charles Cowen, le maître-jardinier, et Laure son épouse, sur le travail impressionnant accompli en deux ans seulement dans ce lieu magique qui les a séduit irrémédiablement.

Marie-Isabelle de Sabran


UNE FORGE, TOUJOURS.

Pour Laure et Charles.

On est passé de la plaine et du très lent canal aux premières collines. On a traversé le village aux rues étroites, avec tous ses livres et ses deux ravins. Et puis on est arrivé sur le Causse d’où la vue part, l’hiver, jusqu’aux Pyrénées. On est arrivé sur le Causse sec, plat, mangé de viornes, de petits chênes et de maigres buis et là, on a pris à droite le chemin de poussière sans savoir, le premier jour, où ni jusqu’où il nous mènerait.
D’un coup, dans une descente, ce sont d’abord de grands arbres, une bâtisse très haute que l’on ne comprend pas, et très vite les eaux prodigues et fastueuses qui descendent, cascadent, murmurent ou grondent sans cesse. Une fraîcheur, une vigueur presque impensables, ici, dans ce pays sec. On regarde, on se tait. On le devine : il y a ici une histoire, ancienne et que l’on sent renaître, frayer de nouvelles voies.
On écoute : ce fut donc une forge, oui, et même si le fracas des métaux ne recouvre plus le bruit des eaux — celui du bief et du torrent qui passe de vasques en rochers —, cela reste une forge : un lieu de vigueur et de juste force. Ce fut aussi un lieu de filature et de tissage, et cela le reste encore, même si les grands métiers ont disparu et que seuls demeurent de l’état ancien : la vastitude des pièces, les hauts plafonds, les grandes et si nombreuses fenêtres et donc la lumière, la lumière partout, malgré la vallée étroite.
On comprend : ce n’est pas ici un lieu comme un autre, pas un de ces lieux bêtement dits de charme que la publicité nous vante. Comme si pouvaient exister, en vérité, des endroits de la planète réservés à une paresse stupide et stérile, où nul jamais ne travaille, où la nature prodiguerait ses bienfaits sans que l’homme y mette la main, le bras, et le cœur et l’intelligence ! Bref, pas un de ces lieux faits pour les cartes postales et le loisir forcé où personne n’habite, en vérité.
Bien entendu cela ne signifie pas que le charme n’y soit puissant, tellement que le mot y reprend son premier sens, quasi magique. On a été pris, on est attentif, silencieux: on a vu — un éclair — la flèche du martin pêcheur, la merveille furtive du lézard ocellé, quelques papillons rares et, plus longuement, les rhododendrons, les hortensias, eux aussi impensables en plein milieu de la forêt. On a pris sur ses épaules la cascade du torrent —, avec bonheur.
Et l’on écoute encore l’histoire nouvelle et ancienne: les sentiers retrouvés, les arbres dégagés, la crue d’il y a un siècle, l’orangeraie à reconstruire, demain, un jour, l’étang un peu plus haut qu’il faudra curer, le choix de l’accueil, celui d’être des hôtes, les livres aimés, les tâches sans fin mais si belles, les projets fous et justes.
Et tout autour, l’enfant qui grandit, le désir au travail, la main de l’homme et le chant, l’œuvre chantante de l’eau.

Pascal Riou

Pascal Riou, né le 6 juillet 1954 à Aix-en-Provence, est un écrivain et poète français. Pendant près de dix ans il fut, aux côtés de Marc Leymarios, le directeur de la collection D'une voix l'autre, promouvant les écrits d'auteurs méconnus du public. Il est maintenant directeur adjoint de la revue littéraire Conférence. Il est également traducteur et l'on trouve son œuvre éditée aux éditions Cheyne ainsi quà la Revue Conférence.