Le Parc
Aujourd’hui, Laure et Charles Cowen mettent toute leur énergie et toute leur âme dans la restauration de “leur Forge” afin qu’elle retrouve sa splendeur d’autrefois. Ils mettent à disposition d’autrui une résidence hors-normes entourée d’un parc qui s’étend sur 3,5 hectares le long d’une rivière nommée La Dure.
Une chute d’eau en amont du terrain et une allée de platanes en aval délimitent la propriété. Entre ces deux points, une écurie 1850, une orangerie 1930, la maison XIXè et les ruines de la forge sont reliées par des promenades fleuries, moussues et arborées qui rendent, entre granite, calcaire, cailloux, pierres et rochers, ce lieu complètement unique.
L’eau, partout présente sous forme de rivière, canaux et cascades donne une atmosphère musicale, ronronnante et rafraîchissante qui à la fois inspire et détend. Les travaux de rénovation ont mis à jour des promenades oubliées, des coins et recoins, entourés d’arbres aux essences variées et tapissés de fleurs. Sans oublier la présence du grand pin Douglas, arbre centenaire qui domine la propriété.
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Texte par Marie-Isabelle de Sabran sur le Parc
Nous pénétrons dans ce vallon sauvage et riant à la fois, jardin perdu, retrouvé, du domaine de La Forge.
La haute bâtisse, un pied dans le torrent et tête entre les collines boisées, surveille ses jardins en terrasses.
A l’arrière l’immense Douglas ; devant, au loin, une vieille allée de platanes mangée d’azalées, d’hortensias, témoins de ce qui fut naguère ; sous les Ginkos déjà des cyclamens ; partout des surprises : plage de gazon embrassée de plates-bandes colorées ; profusion des rosiers ; agrumes en pots autour de l’abreuvoir et de la serre ; des cascades se devinent à travers les bambous, bruyantes, éclaboussantes, elles se jettent en riant dans les ris savamment restaurés sur des pentes recréées.
Un coin balançoires, une fontaine à vasques, des plantes culinaires en bordure de la terrasse d’entrée, choix du chef : Charles Cowen amoureux de toutes les saveurs.
Mais nous n’avons rien vu si nous ne grimpons pas à l’assaut des collines, franchissant des ponts, suivant une sente, une autre, au hasard de nos choix, d’un banc, d’un tapis de pervenches.
Enfin il y a l’incontournable promenade du béal : sinuant clair-obscur entre mousses et fougères ; parfois à l’à pic de la Dure qui tantôt se prélasse invitant sur ses plages une descente aménagée, ou encore capte le regard sur un bouillonnement entre pierres érodées de tant de crues passées.
Au retour nous pourrons interroger Charles Cowen, le maître-jardinier, et Laure son épouse, sur le travail impressionnant accompli en deux ans seulement dans ce lieu magique qui les a séduit irrémédiablement.
Marie-Isabelle de Sabran